En Tanzanie, les outils face au paludisme

CARNET DE TERRAIN – Le paludisme, également appelé malaria, est une maladie tropicale potentiellement mortelle transmise par les moustiques. Un parasite est la cause des symptômes, le Plasmodium, qui se multiplie dans le foie de l’être humain puis s’attaque aux globules rouges, provoquant de la fièvre, des maux de tête et des vomissements, 10 à 15 jours après la piqûre du moustique. Afin de maîtriser la situation, la sensibilisation et l’acquisition de certains outils sont nécessaires et vitaux, comme on le voit dans les hôpitaux et dispensaires que PSF Suisse soutient en Tanzanie. Éclairage !


Depuis le début de la pandémie du COVID-19, l’hôpital de Lugala (Tanzanie) s’est muni d’un thermo-scanne afin de tester la température de tous les patients se présentant à son entrée. Aucun cas n’a encore été détecté mais cet achat n’est pas vain. En effet, la prise de température reste importante car la forte fièvre est l’un des symptômes pour de nombreuses maladies, comme nous l’avions vu dans cet article décrivant le défi des infections virales à Madagascar, dont le paludisme fait partie.

Entre février et juin, le pays se trouve en pleine saison des pluies, période chaude et humide, favorisant l’apparition des moustiques. Dans cette période, il est à chaque fois noté que l’affluence de patients atteints de malaria augmente considérablement. Le combat contre cette maladie est donc essentielle et importante puisqu’elle est potentiellement mortelle.

Dans un premier temps, les symptômes se caractérisent par de la fièvre, des frissons, des maux de tête et des vomissements. Si le malade accourt vers un médecin dans ce laps de temps, il est probable qu’il s’en sorte sans séquelles. Le problème est plus grave si le malade attend ou si la personne a déjà un système immunitaire affaibli ou peu développé (comme les enfants en bas âges par exemple). Dans ces cas, la malaria développe des caractéristiques plus dangereuses, en attaquant plus sévèrement les organes et en provoquant ainsi la mort de certains patients.

Alors, comment se prémunir ? Un axe principal est la protection des personnes par la mise en place de techniques et d’outils. Il existe bien entendu des herbes bien connues utilisées comme répulsif à moustique. Un autre moyen, souvent recommandé par les organisations internationales, est l’utilisation de la moustiquaire. Celle-ci est utilisée autour d’un même lit où la famille entière s’y abrite et elle est raccommodée au fil des années.

Un autre axe efficace est la prévention et la sensibilisation aux symptômes et aux bons gestes. Le gouvernement tanzanien essaie certes de diminuer les cas de malaria en distribuant quelques moustiquaires aux familles les plus démunies, mais la réalité du terrain provoque souvent bien des surprises ! En raison des fortes pluies, l’accès à l’hôpital n’est pas aisé et il arrive que des malades restent chez eux plutôt que de faire un trajet difficile jusqu’à l’hôpital à travers des eaux stagnantes et des marais. Des alternatives peuvent être parfois trouvées mais la situation est globalement compliquée, notamment pour les habitant.e.s des zones rurales.

Il est alors important de continuer à soutenir ces personnes et de les aider à se protéger des moustiques, reconnaître les symptômes dans le cas de piqûres et encourager à consulter ou favoriser la rencontre avec une personne du corps médical pour éviter que la maladie soit mortelle.